La commission santé du PCF a élaboré les grandes lignes d’une politique de santé progressiste et efficace qui est soumise à la discussion...
A – Les principes (Égalité, solidarité, démocratie, universalité)
B - Les piliers du système de santé (Prévenir, guérir, accompagner ceux qui souffrent)
C – L’organisation du système de santé (les niveaux, les réseaux de soins, la démocratie sanitaire, le financement)
II - Les propositions par thèmes
La santé au travail, à l’école, l’alimentation, santé et environnement, santé, pauvreté, exclusion, perte d’autonomie, conduites addictives, petites enfance, handicap, inégalités dans le monde, égalité territoriale, pénurie de soignants, médécins à titre étranger non communautaire...
L’hospitalisation (L’hôpital public, PSPH, Hospitalisation privée) Médecine ambulatoire, psychiatrie, politique du médicament, santé bucco-dentaire, contraception, IVG, droit des femmes, don du sang, de moelle osseuse et d’organes, fin de vie.
Présentation
Le système de santé doit répondre à l’ambition affirmée par l’OMS selon laquelle la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social. Cette ambition suppose à la fois une action sur le milieu – conditions sociales, économiques et environnementales – pour maintenir l’état de santé – et le développement d’un système de soins garantissant à tous les meilleures conditions pour se relever de la maladie ou vivre bien malgré la maladie, le handicap, ou la perte d’autonomie.
Le développement économique, social, scientifique devrait permettre de mieux répondre aux besoins de santé de la population. Pourtant, alors que notre système de santé est un des plus performants du monde pour un coût largement moindre que celui des États-Unis, et que les professionnels de santé bénéficient d’une formation et une éthique de très haut niveau, la prévention reste le parent pauvre, l’accès aux soins se dégrade pour une part importante de la population, les professionnels de santé s’épuisent, l’hôpital est en crise, les inégalités se creusent.
L’allongement de l’espérance de vie en France, d’un an tous les 4 ans, doit être considéré comme un atout considérable et non comme un handicap à surmonter. Cette durée de vie supplémentaire, ajoutée à l’amélioration de la prise en charge et à celle des techniques permettant de mieux traiter la maladie, entraînent inéluctablement une augmentation des dépenses de santé. La question posée à la société est donc simple : faut-il faire payer cette augmentation aux malades « à chacun selon ses moyens », ou bien faire le choix de la solidarité « à chacun selon ses besoins » et accepter de mettre une part plus importante du PIB dans la santé, au détriment de la rentabilité financière.
De réformes en décrets, depuis deux décennies, notre système de santé et de couverture sociale se dégrade. La privatisation est le maître mot. La solidarité est remise en cause. Avec l’arrivée de N. Sarkozy et de la financiarisation généralisée, une rupture des plus préoccupante s’opère. Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) et la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) constituent la base de cette rupture (voir les documents s’y référent – www.pcf.fr). À l’heure où, à l’échelle mondiale, les conséquences de la financiarisation s’avèrent terribles, les communistes ont jugé nécessaire de promouvoir une autre vision de la santé.
Notre système a besoin de se transformer pour répondre aux défis nouveaux, pour aller vers toujours plus d’égalité, de solidarité, de démocratie et d’universalité, et pour augmenter encore son efficacité sociale. Loin du parti pris libéral, nous affirmons que la santé doit être exclue de tout échange marchand. Son accès doit être gratuit.
Ce document a pour objet de présenter ce que pourrait être une politique de santé progressiste et efficace.
Pour le consulter cliquez sur link
Faites nous part de vos remarques