Présentation

  • : Les réformes de l'hôpital et de la sécurité sociale, prévues pour l'automne, visent à faire de la santé une vulgaire marchandise. La carte bleue va remplacer la carte vitale. Aussi les communistes Dunkerquois ont créé ce blog pour: échanger, s'informer, dénoncer et résister, proposer et reconstruire. Ne laissons pas le MEDEF nous imposer ces choix. La santé c'est notre affaire. Prenons la parole. A vos claviers!
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Jeudi 6 novembre 2008

La commission santé du PCF a élaboré les grandes lignes d’une politique de santé progressiste et efficace qui est soumise à la discussion...

A – Les principes (Égalité, solidarité, démocratie, universalité)

B - Les piliers du système de santé (Prévenir, guérir, accompagner ceux qui souffrent)

C – L’organisation du système de santé (les niveaux, les réseaux de soins, la démocratie sanitaire, le financement)

II - Les propositions par thèmes

La santé au travail, à l’école, l’alimentation, santé et environnement, santé, pauvreté, exclusion, perte d’autonomie, conduites addictives, petites enfance, handicap, inégalités dans le monde, égalité territoriale, pénurie de soignants, médécins à titre étranger non communautaire...

L’hospitalisation (L’hôpital public, PSPH, Hospitalisation privée) Médecine ambulatoire, psychiatrie, politique du médicament, santé bucco-dentaire, contraception, IVG, droit des femmes, don du sang, de moelle osseuse et d’organes, fin de vie.

Présentation

Le système de santé doit répondre à l’ambition affirmée par l’OMS selon laquelle la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social. Cette ambition suppose à la fois une action sur le milieu – conditions sociales, économiques et environnementales – pour maintenir l’état de santé – et le développement d’un système de soins garantissant à tous les meilleures conditions pour se relever de la maladie ou vivre bien malgré la maladie, le handicap, ou la perte d’autonomie.

Le développement économique, social, scientifique devrait permettre de mieux répondre aux besoins de santé de la population. Pourtant, alors que notre système de santé est un des plus performants du monde pour un coût largement moindre que celui des États-Unis, et que les professionnels de santé bénéficient d’une formation et une éthique de très haut niveau, la prévention reste le parent pauvre, l’accès aux soins se dégrade pour une part importante de la population, les professionnels de santé s’épuisent, l’hôpital est en crise, les inégalités se creusent.

L’allongement de l’espérance de vie en France, d’un an tous les 4 ans, doit être considéré comme un atout considérable et non comme un handicap à surmonter. Cette durée de vie supplémentaire, ajoutée à l’amélioration de la prise en charge et à celle des techniques permettant de mieux traiter la maladie, entraînent inéluctablement une augmentation des dépenses de santé. La question posée à la société est donc simple : faut-il faire payer cette augmentation aux malades « à chacun selon ses moyens », ou bien faire le choix de la solidarité « à chacun selon ses besoins » et accepter de mettre une part plus importante du PIB dans la santé, au détriment de la rentabilité financière.

De réformes en décrets, depuis deux décennies, notre système de santé et de couverture sociale se dégrade. La privatisation est le maître mot. La solidarité est remise en cause. Avec l’arrivée de N. Sarkozy et de la financiarisation généralisée, une rupture des plus préoccupante s’opère. Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) et la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) constituent la base de cette rupture (voir les documents s’y référent – www.pcf.fr). À l’heure où, à l’échelle mondiale, les conséquences de la financiarisation s’avèrent terribles, les communistes ont jugé nécessaire de promouvoir une autre vision de la santé.

Notre système a besoin de se transformer pour répondre aux défis nouveaux, pour aller vers toujours plus d’égalité, de solidarité, de démocratie et d’universalité, et pour augmenter encore son efficacité sociale. Loin du parti pris libéral, nous affirmons que la santé doit être exclue de tout échange marchand. Son accès doit être gratuit.

Ce document a pour objet de présenter ce que pourrait être une politique de santé progressiste et efficace.

Pour le consulter cliquez sur link

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Vendredi 17 octobre 2008
Plusieurs d'entre vous nous demandent de garantir l'anonymat des billets qu'ils pourraient nous faire parvenir. Si nous sommes d'accord pour répondre favorablement à leur souhait  nous tenons toutefois à préciser qu'il est indispensable:
1)  que leur texte soit en rapport avec le thème de ce blog: "La santé et la protection sociale".
2)  d'adresser les textes sur dunkerque.santécitoyenne@laposte.net

Est il besoin de préciser que les billets hors sujet et/ou injurieux envers telle ou telle personne seront totalement ignorés.

L'administrateur

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Vendredi 26 septembre 2008

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

 

La France compte 4 millions de malades, souffrant d’une ou de plusieurs des 8000 maladies orphelines répertoriées.

 

Mis en place pour la période 2005/2008, le Plan Maladies Rares a constitué pour les malades et leurs proches une étape importante. Perfectibles, les mesures du Plan ont néanmoins permis à des millions de personnes de sortir de l’invisibilité et d’avancer sur le chemin d’une vie moins marquée par la douleur et, pour certains, facilitée par la fin de ce qu’il convient d’appeler l’errance diagnostique, c’est-à-dire l’ignorance même du nom de sa maladie.

 

La fin annoncée du Plan Maladies Rares, au 31 décembre prochain, fait courir à nombre de malades des risques considérables. Après avoir suscité tant d’espoirs, le gouvernement s’apprête à remiser dans l’oubli la vie de millions de personnes ?

 

Pour changer le cours des choses la FMO (Fédération des Maladies Orphelines) se fixe l’objectif d’obtenir, d’ici la fin de l’année, 100 000 pétitions. La FMO préconise également d’écrire à votre député ou votre sénateur.

 

Pour signer la pétition cliquez sur   link

 

Pour écrire à votre député cliquez sur  link

 

Gérard M


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Jeudi 25 septembre 2008
PARIS, 25 septembre 2008 (AFP) - Près de quatre Français sur dix (39%) ont déjà renoncé à un soin, ou l'ont retardé, en raison de son coût et 85% estiment que leurs enfants ont plus de risques qu'eux de connaître  un jour la pauvreté, selon un sondage Ipsos pour le Secours populaire français publié jeudi.
L'achat de prothèses dentaires est le soin le plus souvent sacrifié ou retardé (par 31% des personnes
interrogées), suivi de l'achat de lunettes ou de lentilles de contact (29%), une consultation chez un
spécialiste (24%), un dentiste (23%), un ophtalmologiste (19%), l'achat de médicaments (18%), des radios ou analyses en laboratoire (16%), une consultation chez un généraliste (14%), chez un psychiatre ou
psychologue (11%).

Au total, précise Ipsos, "à l'analyse des résultats, il ressort que 39% des Français ont déjà retardé ou
renoncé à au moins un soin en raison de son coût".

A cause de l'éloignement géographique, 9% des sondés ont déjà renoncé à  une visite chez un généraliste (contre 88% qui n'y ont jamais renoncé)  et 13% chez un spécialiste (contre 85%). Et 30% ont le sentiment de ne  pas "avoir les moyens financiers pour disposer d'une alimentation saine  et équilibrée" contre 7O% qui estiment en disposer.

Par ailleurs, 85% des sondés jugent plus élevés que pour leur génération les risques que leurs enfants "connaissent un jour une situation de pauvreté" (55% "beaucoup plus" et 30% "plutôt plus") contre 11% d'un
avis contraire (7% "un peu moins élevés" et 4% "beaucoup moins élevés") et 2% qui les estiment "ni plus, ni moins élevés" (2% sans opinion).

Le seuil de revenu net mensuel en dessous duquel une personne seule peut être "considérée comme pauvre dans un pays comme la France" est estimée en moyenne à 1.006 euros par les personnes interrogées. 20% chiffrent ce seuil à moins de 800 euros, 17% entre 800 et 999 euros, 30% à 1.000 euros et 27% à plus de 1.000 euros (6% ne se prononcent pas).

Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 août auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.











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Vendredi 19 septembre 2008

Plusieurs centaines de personnes (salariés des hôpitaux de l’Essonne et des usagers, élus) se sont rassemblées le 18 septembre 2008 devant l’hôpital d’Evry-Courcouronnes pour protester contre les mesures annoncées de fermetures de lits (15 lits de chirurgie orthopédique, 16 lits de chirurgie polyvalente, 9 lits de médecine neurologique…) ainsi que la privatisation du service de bio nettoyage ayant pour conséquence le licenciement de 23 agents en CDD, la suppression de postes d’infirmières, d’aides soignantes ainsi que la diminution pour les patients de l’offre de soins dans les services de chirurgie et de médecine du Centre Hospitalier Sud Francilien qui sont également prévues.

L’ensemble de ces mesures se situent dans le cadre de la future loi Bachelot, hôpital, santé, patients et territoires qui prévoit de régionaliser le système de santé en le réduisant à 300 territoires de santé au lieu de 1035 hôpitaux publics, avec ici la fusion des hôpitaux d’Evry-Courcouronnes et Corbeil, et la suppression de plusieurs centaines d’emplois, de lits et de plusieurs services sur la région, et plusieurs dizaines de milliers sur l’ensemble du pays.

Les responsables de l’intersyndicale (CGT, FO, SUD) et politiques PCF et PS représentés par Bruno Piriou, conseiller général, et Manuel Valls, député, ont pris la parole pour dénoncer ce véritable gâchis, et la remise en cause du service public.

Les élus communistes (dont Bernard Véra sénateur communiste de l’Essonne, Diaz Diego Maire adjoint d’Evry) étaient présents.

Pour voir la vidéo cliquez sur le lien link


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Jeudi 11 septembre 2008
Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Depuis des années les politiques appliquées à l'hôpital public et à la sécurité sociale se suivent et se ressemblent. Elles sont toutes marquées du sceau du libéralisme.
Les conséquences ont les connaît toutes et tous: une sécurité sociale qui devient de moins en moins sécurisante et un hôpital qui n'a quasiment plus les moyens humains, matériels et financiers d'assurer sa mission. Loin de tenir compte de cette situation, Sakozy, Fillon et Bachelot ont décidé d'aller au bout de leur logique. S'inspirant des rapports hyper libéraux de Gérard Larcher (voir ci contre dans la rubrique Liens) et de Jacques Attali (voir dans la rubrique Lien "globule rouge") ils prévoient de:

- remettre en cause le statut de la fonction publique hospitalière et d'instaurer des accords de gré à gré qui permettraient aux établissements hospitaliers de payer le personnel médical et non médical plus ou moins cher suivant les moyens de l'établissement. Terminer l'unicité et la reconnaissance des diplômes et des compétences.

- metttre en place des établissements par territoire ce qui conduirat à supprimer de nombreux hôpitaux et de nombreux services (maternité, chirurgie...)

- installer des indicateurs "coûts-résultats" qui stigmatiseraient les hôpitaux qui accueillent des malades trop malades, trop vieux, trop pauvres pour être rentable... alors que la Tarification A l'Acte (T2A) se généraliserait.

- départementaliser la sécurité sociale. Dans le département du Nord 8 caisses d'Allocation Familiale sur les 9 existantes seraient fermées et 8 Caisses Primaires d'Assurance Maladie sur les 13 actuelles subiraient le même sort.

- libéraliser le prix des médicaments, de lever toute restriction sur la publicité et d'encourager la vente de médicaments dans les grandes surfaces.

Et la liste n'est pas hexaustive !

En fait, c'est notre système solidaire où chacun peut accéder aux soins selon ses besoins et y participe selon ses moyens qui est totalement remis en cause. Sarkozy et son gouvernement nous construisent un système de santé marchand où la prise en charge des malades sera fonction de l'épaisseur de leur portefeuille comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis et en Angleterre.

Le rassemblement le plus large s'avère indispensable pour mettre cette politique en échec et pour maintenir et moderniser notre système de santé public et de protection sociale.

Ce blog a été réalisé pour y contribuer.

Guy LAFLEUR

Secrétaire de la section de Dunkerque
du Parti Communiste Français

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Jeudi 11 septembre 2008

C'est le constat que l'on peut tirer de l'étude réalisé par l'AGUR. En effet, celle-ci laisse apparaître que:

- le revenu moyen des foyers fiscaux Dunkerquois s'élève à 14916 €. Il est inférieur de 13% à la moyenne nationale, inférieur de 12% à celle de Lille, de 11% à celle de Brest, de 7% à celle du Havre...

- l'offre soins est largement déficitaire. Il y a 5 fois moins de psychiatre qu'en France, 2 fois moins de pédiatres et d'ophtalmologues, 1,5 foismoins de cardiologues... Pour 100 000 habitants il y a à Dunkerque 237 médecins (généralistes et spécialistes), alors qu'il en existe 301 (+27%) dans le Nord-Pas de Calais et 340 en France

- la situation sanitaire est très préoccupante. Les cancers des voies aéro digestives supérieurs dépassent de 185% la moyenne nationale chez l'homme. Les maladies circulatoires, les cardiopathies génèrent chez la femme une mortalité supérieur de 40% à la moyenne nationale et les maladies cérébro-vasculaires, une surmortalité de 43% chez les fommes.

On peut rajouter à cela les maladies pulmonaires, les décès dus à l'amiante et le fait qu'à Dunkerque on meurt plus vite et plus jeune que partout ailleurs !

Si l'on tient compte que la région Dunkerquoise est une région fortement industrialisée où sont installées les plus grosses multinationales telles que Total, CRD, Mittal, Péchiney, Astra Zenecca... on peut penser que les taux de rentabilité exigés par les actionnaires de ces sociétés ne sont pas étrangers à cette situation.

Bas salaires, recours massif à l'intérim, conditions de travail pénibles, subordination de la médecine du travail au patronat, absence de couvertures complémentaires par manque de moyens financiers... constituent autant de réalité.

Les réformes en cours de l'hôpital public et de la sécurité sociale ne vont guère améliorer la situation. Celles ci ne visent pas, en effet, à répondre aux besoins des populations mais, au contraire, à réduire les dépenses de santé, pour amplifier d'avantage les taux de rentabilité.

Il faut sortir de cette logique où tous les choix politiques visent à satisfaire, au détriment du plus grand nombre, la soif insatiable de profits d'une poignée d'actionnaires !

Etant donné la situation catastrophique du Dunkerquois nous devrions exiger, dans un premier temps, une étude sur les besoins sanitaires de notre agglomération.


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Jeudi 28 août 2008

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

La révision générale des politiques publiques (RGPP) lancé par le gouvernement a pour objectif de supprimer près de 160 000 emplois dans les services publics d'ici 2012. A la liste des réorganisations-fusions des ASSEDIC et de l'ANPE, du Trésor et des Impots, viennent s'ajouter celle des Caisses Primaires d'Assurance Maladie (CPAM) et des Caisses d'Allocations  Familiales (CAF).
Dans le Département du Nord, 8 Caisses d'Allocations Familiales sur les 9 existantes devraient être fermées et 9 Caisses Primaires d'Assurance Maladie sur les 13 actuelles devraient subir le même sort. A Dunkerque les deux Caisses disparaîtraient. Les regroupement devraient se faire avec Lille et Armentières.
Pour justifier ces choix le gouvernement prétexte que les caisses de la Sécu sont vides. C'est un comble lorsque l'on sait qu'il accorde 32 Milliards d'euros d'exonération de cotisations sociales aux entreprises pour la seule année 2008 ! Et que 183 Milliards de revenus financiers ne sont pas touchés par les cotisations. S'ils l'étaient à la hauteur de ce que cotisent les salarié, c'est à dire 12% de leurs revenus
,
ce sont 20 Milliards qui rentreraient dans les caisses.
Qui demain pourra se déplacer sur Lille et Armentières pour règler ses problèmes de remboursements, de feuille de soins...? Et que l'on vienne pas tenter de nous faire croire que les quelsques antennes qui sont prévues pourront absorber le travail que la CPAM et la CAF de Dunkerque n'arrive déjà pas à absorber à cause du manque de personnel.

Danièle JONVEL
Conseillère municipal de Dunkerque
Conseillère Communautaire



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